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Vieillir à coté de mon sac-à-dos

🎵Je pars a l’autre bout du monde Sentir le vent et les marrés Voir si la terre est vraiment ronde Et qui habite de l’autre côté. 🎶


C’était en 2004, j’avais 16 ans quand mes parents m’ont offert mon premier sac à dos. Je partais dans l’Ouest comme toutes québécoises néohippies-avec-plumes-dans-les-cheveux qui se respecte. J’allais cueillir des fruits et vivre ma première expérience de « full-of-hippieness ». Maman Ann et Papa Jacques ne se doutait certainement pas que ce cadeau allait devenir un symbole fort dans ma vie. Ou qu’ils avaient créé un monstre à leur dépens!


Un cadeau peut s’avérer banal, mais celui-ci évoquait la confiance et appuyait avec respect mon besoin urgent d’aventure et de liberté. Je vois encore mon père à l’extrémité de la table de cuisine tenter de comprendre pourquoi j’avais autant envie de m’envoler. Je sens encore ma mère me serrer dans ses bras en me donnant tous les recommandations et conseils du monde.



Encore aujourd’hui, presque 15 ans plus tard, je me rend compte à quel point ces appuies et encouragements ont marqué mon parcourt. Les choses changent, mais certains comportements parentales restent les mêmes. J’ai parfois l’impression de marcher à contre courant en choisissant de voler de continent en continent. De courir d’aventures en aventures. Comme si en vieillissant il fallait impérativement que nos désirs et nos rêves se transforment en stabilité. Nous évoluons, certes, mais la base du solage reste la même. Et le miens est loin d’être encré dans 6 pouces de ciment.


C’est vrai, ça peut paraître banal, voyager après tant d’années. Mais je te jure, qu’à chaque grande ou petite aventure, y’a quelque chose en dedans qui s’illumine et s’émerveille comme au premier vol ! Mes 4 murs, peut importe leurs couleurs, ne peuvent juste pas rivaliser avec ça !


Il y a des évidences hasardeuses qui coulent de source, vont dans tous les sens ou s’estompe avec le temps. Quelques unes demeurent incertaines, d’autres s’imposent sans l’avoir cherché. L’Inde s’est imposé comme une évidence, un ailleurs a découvrir, penser, comprendre et vivre.


Allo ma belle Inde, c’est encore moi. J’te jure, on se lâchera pas de si tôt ! Bye bye mon beau Québec, on se revoit lorsque tu auras enfilé ton beau vert tendre estivale


🎵Je pars à l'autre bout du monde Toute seule à bord de mon voilier Et si jamais la terre est ronde Je reviendrai pour te chercher 🎵


Anyssée.

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